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Usbek & Rica : À quoi ressemblera l’entreprise du futur ?

Plus intelligente, plus collaborative, mieux adaptée aux clients… L’entreprise du futur promet de tirer parti des meilleures technologies pour construire le monde de demain. Et pour s’y préparer, des start-ups proposent dès aujourd’hui des solutions innovantes. Tour d’horizon de l’un des grands enjeux d’avenir identifié par le projet DEMAIN de Bpifrance : le monde du travail. 

En 2022, les technologies vont entraîner la création de 133 millions d’emplois et en détruire 75 millions. Ces chiffres du World Economic Forum battent en brèche l’idée reçue selon laquelle les robots vont remplacer les humains et nous mettre au chômage forcé. Pour autant, il est évident que le futur du travail ne ressemble en rien à ce que nous connaissons aujourd’hui. Une nouvelle division du travail entre humains, machines et algorithmes se construit dès aujourd’hui au gré des avancées technologiques. « L’entreprise du futur, c’est la symbiose entre ces technologies et la composante humaine »prédit Alban Guyot, le directeur général du congrès Entreprise du futur. Voyons dans le détail à quoi s’attendre dans les open spaces de demain.

©Guillaume Lagagne

Plus intelligente

Pas de doute : l’intelligence artificielle sera au cœur de l’entreprise du futur. De la reconnaissance vocale en passant par les agents conversationnels ou la domotique, l’IA se décline en une multitude d’usages concrets qui s’immiscent déjà dans la quasi-totalité des secteurs et métiers. L’IA, c’est la promesse d’améliorer sa compétitivité en optimisant les moyens techniques et humains. Et s’il existe un secteur dans lequel l’IA est accueillie à bras ouverts, c’est bien l’industrie. Le concept d’industrie 4.0 a vu le jour en 2011, à la foire d’Hanovre. Il désigne l’usine du futur dans laquelle toutes les machines et tous les produits communiquent numériquement entre eux grâce à l’internet des objets.

Citons, pêle-mêle, les nouvelles technologies applicables dans le secteur industriel : la réalité augmentée, l’impression 3D – ou fabrication additive-, la maintenance prédictive ou encore la maquette numérique. Cette quatrième révolution industrielle – après la mécanisation, l’industrialisation et l’automatisation – ne se résume pas à la transformation digitale de l’outil industriel. Elle doit fournir des biens personnalisés aux coûts de la production de masse pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs.

Après l’Allemagne, la France s’est dotée en 2015 d’un programme national « industrie du futur » pour combler son retard en termes d’équipement et d’intégration des technologies du numérique. Signe de reconnaissance pour l’Hexagone : début juillet, l’usine de Renault-Cléon a été le premier site industriel automobile français labellisé industrie 4.0. Des startups naissent pour équiper l’usine de demain. Certaines s’attellent à l’optimisation de la supply chain (comme Vekia), à la maintenance prédictive (Amiral Technologies), la sécurité industrielle (Arcure), la logistique (Everoad) ou encore aux processus de contrôle qualité (Scortex).

Plus personnalisée

« Ceux qui maîtrisent la data créeront les industries du futur »résume Alex Ross, ex-conseiller d’Obama en matière d’innovation. Comme la terre était la matière première de l’âge agraire, le fer celle de l’âge industriel, la data nourrit l’âge de l’information : 90% des données numériques mondiales ont été produites au cours de ces deux dernières années ! Comme l’a bien compris le secteur industriel, les consommateurs que nous sommes aspirent à se sentir uniques. Fini le temps de la consommation de masse, reléguée aux Trente Glorieuses, le XXIe siècle est celui de l’individualisation de la demande – et donc de l’offre.

Plus que jamais, les entreprises peuvent compter sur le big data et l’information qu’elle véhicule pour connaître les attentes de leurs clients et même de les anticiper. Ce changement de paradigme de la demande s’accompagne d’une mutation vers un mode d’organisation data-driven : savoir récolter, analyser et exploiter la donnée pour optimiser les décisions et les opérations. Toute une catégorie de nouveaux métiers fait progressivement son apparition dans l’entreprise data-driven : Chief Data Officer, Data scientist, ingénieur Big Data, Data protection officer, data miner… Et du côté des startups, des jeunes pousses françaises se sont spécialisées dans l’exploitation des données (Dataiku) ou dans le stockage et la distribution intelligente de données dédiées à l’usage de l’IA (Scality) au service des entreprises.

Plus collaborative

Le numérique rebat les cartes de l’organisation verticale et hiérarchique du monde professionnel. Les mutations rapides des technologies, le besoin constant d’innover et de suivre les usages impactent les modes de travail. Désormais, l’entreprise doit être agile. Nombreuses sont celles qui adoptent des nouveaux modes d’organisation dits en « projet », où une ressource n’est plus affectée à un service mais à une mission.

« La durée de vie moyenne d’une compétence est passée de 30 ans dans les années 1980 à moins de 5 ans aujourd’hui », pointe Philippe Burger, associé responsable Capital Humain chez Deloitte. Outre un besoin de formation continue, la désintermédiation que permet le numérique ouvre la porte à une diversité des statuts au sein de l’entreprise : salariés, intérimaires, autoentrepreneurs, services externalisés… Les sociétés font de plus en plus appel à des personnes extérieures – en 2027, on estime que la majorité des travailleurs américains seront freelance – donnant naissance à l’entreprise-réseaux. Armand Hatchuel, professeur en sciences de gestion à Mines ParisTech, estime que la « création collective » et transversale sera centrale en entreprise.

La place grandissante des technologies peut aussi servir à recentrer le management sur l’humain en automatisant les tâches à faible valeur humaine ajoutée, comme le suggère la Harvard Business Review. Dans l’entreprise de demain, la révolution technologique accompagne la responsabilité sociale et la quête de sens d’une nouvelle génération de travailleurs. En témoigne la plateforme Isahit, lauréate des Deauville Green Awards 2018 pour le Prix Spécial Bpifrance. Elle permet aux entreprises d’externaliser des tâches digitales qui ne peuvent pas être effectuées par l’IA. La communauté des HITers est composée de femmes africaines souhaitant ajouter un complément à leur revenu pour financer un projet personnel. Un exemple parmi tant d’autres que la technologie travaille à faire émerger une meilleure société demain.

Source de l’article : Usbek & Rica.