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Les Échos Entrepreneurs : Isahit fait de la sous-traitance informatique en Afrique francophone

La plateforme collabore avec des travailleuses indépendantes dans plusieurs pays d’Afrique. Sa co-fondatrice Isabelle Mashola s’adapte aux réalités du terrain.

« Donner, c’est super. Mais ce qui donne vraiment du sens à la vie, c’est le travail », affirme  Isabelle Mashola . Après avoir été bénévole pour des ONG au Burkina Faso et au Cameroun, la jeune femme a cofondé Isahit avec Philippe Coup-Jambet, son associé. Cette plate-forme met en relation des travailleuses indépendantes en Afrique avec des entreprises, majoritairement françaises, qui sous-traitent des tâches informatiques. « Le digital est un vrai levier d’autonomie et d’indépendance pour les jeunes femmes du continent », assure Isabelle Mashola.

Créé en 2016, Isahit est basé à Paris, où elle emploie 16 personnes. En Afrique, elle contracte avec plus de 1.100 « hiteuses » (surnom des travailleuses indépendantes), réparties dans 21 pays africains. Déployée majoritairement en Afrique subsaharienne, la start-up n’a pour l’instant aucun bureau sur le continent. Elle se développe en nouant sur place des partenariats avec des associations, des incubateurs et des espaces de co-working.

Des « hiteuses » payées via le téléphone

Lorsque le nombre de « collaboratrices » devient important, Isahit recourt aussi aux services d’intermédiaires appelés « hubers ». « C’est plus simple pour nous d’avoir quelqu’un sur place pour effectuer un suivi, mais aussi pour aider les jeunes femmes dans leurs démarches administratives », détaille  Isabelle Mashola . Car, selon elle, dans certains pays, comme la République Démocratique du Congo par exemple, il peut être compliqué d’obtenir l’équivalent du statut d’autoentrepreneur, voire des papiers d’identité à jour.

Mais la présence de ces intermédiaires ne suffit pas toujours à assurer un développement pérenne. « Chaque pays ayant sa propre culture et des infrastructures plus ou moins développées, il y en a où ça avance plus vite, comme à Madagascar, dont la population a l’habitude de travailler dans le secteur des services. C’est plus compliqué au Burkina Faso, par exemple. » En cause, selon la dirigeante : une mauvaise connexion Internet, véritable frein dans les pays de l’Afrique de l’Ouest.

Isabelle Mashola, CEO et co-fondatrice d’isahit

Autre problématique qu’Isabelle Mashola rencontre : beaucoup de travailleuses indépendantes ne sont pas bancarisées – seulement 20 % de la population d’Afrique subsaharienne le serait selon la Banque mondiale. Il a fallu s’adapter aux réalités du terrain. Aussi pour rémunérer ses « hiteuses » en Guinée, au Mali, à Madagascar et en Côte d’Ivoire, Isahit collabore avec W-HA, filiale de paiement mobile du groupe Orange. En payant par téléphone, la start-up a même réduit ses frais bancaires.

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