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NEWSLETTER MAI 2019 – ISAHIT : Digital Labour, un phénomène qui prend de l’ampleur

Le digital labour, concept apparu au début des années 2000, correspond à une nouvelle forme de mise au travail des internautes. Il fait à la fois référence à des micro-tâches rémunérées pour accompagner le développement d’algorithmes ou de l’intelligence artificielle, mais aussi au travail de l’ombre généré par l’activité des internautes et utilisé par les plateformes pour créer de la valeur. La demande est forte et pose la question, de manière de plus en plus insistante, de la potentielle exploitation de cette main-d’oeuvre invisible et chaque jour plus nombreuse. Éclairage.

En février dernier, un groupe de chercheurs a publié une étude pour recenser les micro-travailleurs français, ces petites mains méconnues du numérique. Elle recense :

  • 14 903 travailleurs actifs (au moins une fois par semaine),
  • 52 337 réguliers (au moins une fois par mois),
  • et 266 126 occasionnels.

« Ces estimations sont à interpréter comme des ordres de grandeur. Dans la mesure où ils dépassent le nombre des contributeurs des plateformes plus médiatisées telles Uber ou Deliveroo », soulignent Clément le Ludec, Paola Tubaro et Antonio Casilli, les auteurs de l’étude.

Des micro-tâches indispensables

Souvent répétitives et peu qualifiées, ces tâches « consistent, par exemple, à identifier ou nommer des objets sur des images, transcrire des factures, traduire des morceaux de texte, modérer des contenus (comme des vidéos), trier ou classer des photographies, répondre à des sondages en ligne », expliquent les chercheurs. Or, comme le démontrait Antonio Casilli dans son livre En attendant les robots : enquête sur le travail du clic, paru aux éditions du Seuil au mois de janvier, les technologies comme l’intelligence artificielle sont très gourmandes de ces micro-travaux, payés pour la plupart seulement quelques centimes par clic. Le tout sans aucune protection et dans le flou juridique le plus complet.

Précarisation

Derrière l’illusion dématérialisée, se cache donc le digital labour. « Cette nouvelle forme de mise au travail des populations pousse à l’extrême les logiques de précarité et d’exclusion déjà constatées dans le cadre du vaste débat public et des contentieux légaux autour du statut des travailleurs “ubérisés”. Il nous paraît donc urgent de nous pencher sur ce phénomène émergent », concluent les auteurs de l’étude. Dans une étude parue en septembre 2018, l’Organisation internationale du travail (OIT) appelle également à la régulation et à meilleur encadrement du secteur qui devrait compter 213 millions de travailleurs fin 2019.

Chiffres clés

  • 25% de demandes en plus par an pour recourir aux services de micro-travailleurs
  • En 2016, le digital labour représentait un marché de 4,8 milliards de dollars
  • ⅔ des tâches réalisées sont rémunérées moins de 10 centimes de dollar.

Dès lors, comment faire de ces micro-tâches indispensables un vecteur de développement et d’émancipation pour les micro-travailleurs ?

La réponse isahit

Concept d’isahit, la plateforme socialement responsable d’externalisation de micro-tâches digitales

Isahit est la première plateforme d’externalisation de tâches digitales socialement responsable. Conscients des enjeux soulevés plus haut, nous mettons notre expertise technologique au service d’une forme de digital labour juste et profitable à chacun. Pour ce faire, nous mobilisons une population très spécifique : des femmes éduquées (ayant validé au minimum leur baccalauréat) vivant dans des pays en développement, principalement en Afrique. Nos hiteuses, qui ont dû arrêter leurs études faute d’argent ou qui ont du mal à les poursuivre, qui cherchent à créer leur entreprise ou veulent parfaire leur expérience pour accéder au marché du travail peuvent ainsi générer un revenu complémentaire et prendre leur destin en main. Selon les pays, nos « hiteuses » perçoivent 2 à 4 fois le salaire minimum local.

Notre objectif : favoriser l’épanouissement et l’empowerment de ces femmes à l’heure du numérique. En effet, grâce à notre plateforme et la communauté qui s’est créée autour de celle-ci, nos hiteuses ont la possibilité de se professionnaliser tout en développant leurs connaissances, compétences et réseaux relationnels, les amenant ainsi à s’épanouir et à se développer. Isahit n’est pas une fin mais un tremplin.

“ La tech en général et le digital labour en particulier peuvent constituer des leviers puissants pour l’indépendance et l’autonomie financière des femmes dans les pays en développement. À condition d’y adjoindre un volet formation, indispensable pour l’évolution et le soutien de ces jeunes femmes, et qui permettra que cette nouvelle forme de travail ne devienne pas pour elle un carcan, mais au contraire un tremplin dans leur épanouissement personnel et professionnel ” Isabelle Mashola, CEO et co-fondatrice d’isahit

L’impact social par la preuve

Pour mesurer l’impact concret de notre démarche, nous avons fait appel à KIMSO, qui a procédé à une étude d’un an, entre juillet 2017 et juillet 2018. Vous pouvez en retrouver les principaux enseignements dans cette infographie.

Chiffres clés – isahit

  • 5% de nos revenus vont à notre programme Isahit Help qui accompagne les femmes dans leur accès au numérique : mise à disposition d’un accompagnement par le biais de locaux et représentants partenaires équipés d’ordinateur, accès à internet, ouverture d’un compte bancaire, d’un lieu de travail, formation au digital, aide à la déclaration en tant que travailleur indépendant…
  • isahit est présent dans 17 pays d’Afrique. Notre activité a permis jusqu’à aujourd’hui de former et d’accompagner plus de 850 personnes porteuses de projet dans leur quête d’indépendance et d’autonomie, par le biais de leur travail à temps partiel sur notre plateforme de micro-tâches digitales.

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