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Newsletter août 2017: Investir en Afrique

 

Les 12 et 13 juin derniers, la chancelière Angela Merkel a accueilli à Berlin une dizaine de dirigeants africains et des acteurs du monde économique, pour la conférence « Partenariat G20 Afrique, investir dans un avenir en commun ». Le but ? Encourager l’investissement sur le continent africain.
Etaient présents, entre autres, les dirigeants du Ghana, d’Ethiopie, du Niger, d’Egypte ou encore du Mali.

Même si le ministre du développement allemand a annoncé 300 millions d’euros d’aides aux pays africains, l’idée de Merkel n’est pas de mettre en place un plan d’aide, mais plutôt de rendre les pays africains plus attirants pour l’investissement grâce au soutien des pays du G20.

L’attrait de Merkel pour l’Afrique n’est pas sans arrière-pensée. Son idée est surtout d’améliorer la situation politique et économique de ces pays, afin de mettre un terme à la crise migratoire qui a lieu actuellement en Europe. L’Afrique est en effet le principal lieu d’origine de ces migrants.
« S’il y a trop de désespoir en Afrique, alors forcément les jeunes vont se dire qu’ils vont aller chercher une nouvelle vie ailleurs » a déclaré la chancelière allemande.
Merkel plaide donc pour davantage d’investissements afin d’accélérer la croissance en Afrique et promouvoir le plein-emploi.

La chancelière allemande a remis la question de l’investissement en Afrique sur le devant de la scène. Même si cela a été fait moins pour le potentiel de l’Afrique que pour la stabilité et la sécurité en Europe, il existe de nombreux facteurs qui font de l’Afrique un continent attrayant pour les investisseurs.

Selon une tribune de La Banque Mondiale, l’Afrique est devenue la destination de prédilection des investisseurs. Le continent a attiré un montant record d’investissements directs étrangers de 60 milliards de dollars ces dernières années, soit 5 fois plus qu’en 2000.

Les raisons de cet engouement sont nombreuses : sa population de plus d’un milliard d’habitants, sa classe moyenne émergente, ses services financiers et l’industrie manufacturière en pleine expansion…
L’Afrique pourrait dans le futur remplacer l’Asie dans son rôle d’usine du monde. Les coûts en Asie sont de plus en plus élevés et certaines usines chinoises commencent même à se délocaliser dans des pays africains, à l’instar de l’usine Huajian installée depuis 2012 en Ethiopie.

Plus généralement, il y a 5 domaines prometteurs pour les investisseurs étrangers en Afrique:

1. L’énergie solaire

Elle est l’une des ressources naturelles les plus abondantes en Afrique et plus de 600 millions de personnes sur le continent n’ont pas accès à une électricité fiable. Il y a donc d’immenses opportunités dans ce domaine, notamment avec la construction de mini réseaux dimensionnés à l’échelle d’un ou plusieurs villages, plus adaptés aux besoins du continent.

2. La téléphonie mobile

L’Afrique est le deuxième marché à plus forte croissance pour les téléphones mobiles après l’Asie. Les utilisateurs sont de plus en plus nombreux, et les smartphones à bas prix ont fait leur apparition facilitant l’accès à la téléphonie à une population pour qui les IPhones, ou autres smartphones haut de gamme restent peu abordables.
La couverture 3G est également en plein essor et de nombreux emplois sont créés dans ce domaine : 1,3 millions de personnes ont été embauchées par les opérateurs et l’écosystème de la téléphonie mobile à travers l’Afrique en 2015.

3. Les solutions de paiement

En raison de l’absence d’infrastructures bancaires dans certains pays d’Afrique (absence d’agence en dehors des grandes villes…), le transfert d’argent sur mobile se développe rapidement. M-Pesa, le système de paiement par téléphone mobile développé par Vodafone gère plus de 200 millions de transactions chaque année. Au Nigéria, l’entreprise Paga a levé 13 millions d’euros, ce qui illustre à quel point ce marché est prometteur. En France, Orange a également saisi l’opportunité en créant Orange Money, son service de transfert d’argent en Afrique.

4. Le commerce de détail

L’Afrique connaît aujourd’hui une très forte croissance du commerce de détail. Ceci s’explique notamment par le développement de la classe moyenne et donc l’augmentation du pouvoir d’achat.
Les centres commerciaux sont de plus en plus nombreux sur le continent, tous plus grands les uns que les autres : le Mall of Africa en Afrique du Sud, le Two Rivers Mall au Kenya (plus grand centre commercial d’Afrique orientale) sont des exemples parmi de nombreux autres. Le commerce en ligne se développe aussi très rapidement : Kombia et Jumia, deux sites de e-commerce africains valent à eux deux  plus d’un milliard de dollars aujourd’hui.

5. Les services financiers

Le développement des nouvelles technologies et d’internet sur le continent et l’arrivée de smartphones à prix réduits en Afrique ont permis au continent d’innover en termes de nouveaux services financiers inclusifs.  Au Kenya, le taux de bancarisation a augmenté de 58% depuis 2007, année de lancement de M’Pesa

“Dans un continent où 80% des 330 millions d’adultes en Afrique n’ont pas de compte en banque alors que 80% de la population africaine possède un téléphone mobile (995 millions de personnes), il est indéniable que le développement des services financiers en Afrique passera par les nouvelles technologies et notamment le mobile. D’ailleurs, plus de 50% des services de Mobile Money dans le monde opèrent déjà en Afrique. Les fintechs africaines ont donc un terrain vierge et fertile pour se développer rapidement.” Thameur Hemdane, Fondateur d’Afrikwity

Les perspectives du marché de l’investissement en Afrique sont positives. Les investissements des fonds internationaux de capital-investissement  dans les PME africaines non cotées progressent et l’Afrique devient une destination d’investissement de prédilection avec 13% de taux de retour sur investissements directs étrangers.
Des fonds d’investissement comme Partech Ventures avec son futur fond dédié à l’Afrique et Orange Digital Ventures ciblent même les start-ups innovantes qui se développent en Afrique.

Isahit partage cette vision optimiste de l’Afrique. Cette start-up agit dans le domaine de l’externalisation socialement et a pour mission de réduire la pauvreté en Afrique, et vise donc également à diminuer la crise des migrants qui existe aujourd’hui en Europe.

Pour cela, sa plateforme internet met en relation des entreprises en France souhaitant externaliser une partie de leurs tâches digitales à des hommes et des femmes en situation de précarité dans des pays d’Afrique francophone. Ces dernières peuvent effectuer ces tâches en échange d’un complément de revenu. 

Ce complément de revenu leur permet de réaliser tous types de projets personnels ou professionnels : payer leurs études, leur permettre de créer leur entreprise, ou acheter un champ… Isahit est très impliquée dans la réalisation de ces projets. Leur programme, isahit help, leur donne accès au web et leur offre des tablettes, ce qui aide à lutter contre la fracture numérique dans ces pays. Il les aide à se bancariser et avoir un statut professionnel officiel, afin de payer des impôts et participer à l’enrichissement de leur pays.A son échelle, isahit peut aider à attirer des investisseurs étrangers et créer ainsi un cercle vertueux sur le continent Africain. Un continent aujourd’hui plein de promesses.Vous pouvez à votre tour investir en Afrique, en participant à la campagne de crowdfunding d’isahit en cliquant sur le lien suivant: https://www.afrikwity.com/projet/isahit-2