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Newsletter Juillet 2017 : Une nouvelle approche de l’impact sourcing avec isahit

Vous avez certainement déjà entendu parler d’“impact sourcing”, mais savez-vous ce que c’est ?

 

La Rockefeller Foundation définit l’impact sourcing comme “une pratique d’inclusion sociale par l’emploi, par laquelle les sociétés donnent du travail à des populations jeunes issues de milieux défavorisés”. L’impact sourcing se différencie du sourcing traditionnel (qui consiste à externaliser tout ou partie de l’activité d’une entreprise pour éviter des coûts) grâce à son impact sur la société, en favorisant l’inclusion sociale des personnes les plus éloignées de l’emploi. L’impact sourcing est né d’un changement de paradigme dans la lutte contre la pauvreté et d’une volonté de réduire les inégalités grâce au travail. En francais, on traduit “Impact Sourcing” par “Externalisation socialement responsable”.D’après une étude réalisée par le groupe Everest, en 2014, les travailleurs de l’impact sourcing seraient plus motivés, plus fidèles, et la qualité du travail serait supérieure à celle de l’externalisation traditionnelle.

L’impact sourcing concerne le plus souvent l’externalisation des services informatiques ou de traitements administratifs, bien que la R&D et que d’autres services puissent être concernés. Malgré son impact social important, l’impact sourcing ne coûte pas plus cher aux entreprises qui externalisent puisqu’il est concurrentiel face au sourcing traditionnel en proposant les mêmes services aux mêmes tarifs et avec une qualité identique. Les entreprises ayant recours à l’impact sourcing en tirent un double bénéfice: un excellent rapport qualité/ prix ainsi que l’avantage de participer à un projet responsable qui peut s’inscrire dans le cadre de leur politique RSE. Trois entreprises nord-américaines se partagent le marché de l’impact sourcing et externalisent essentiellement en Inde et en Afrique Anglophone.

Isahit, une jeune start-up française, a récemment fait son entrée sur le marché de l’impact sourcing et externalise en Afrique en faisant travailler des personnes en situation de précarité, principalement des femmes. La plateforme internet met en relation des travailleurs socio-économiquement défavorisés, dans des pays d’Afrique francophone, avec des entreprises françaises qui cherchent à externaliser une partie de leurs activités digitales. Isahit s’adresse aux personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté défini à 2$ / jour. Une centaine de personnes travaillent pour isahit en Afrique, ce sont des “hiteuses”. Les hiteuses travaillent sur des tâches digitales qui peuvent être aussi variées que de l’analyse de données, de la recherche d’informations ou encore de la modération de contenus.Isahit se positionne comme un complément de revenu qui permet pour une durée de travail de 3 heures/jour de gagner 250€ /mois. Ce complément de revenu permet aux hiteuses de concrétiser un projet professionnel comme de créer une entreprise ou de reprendre leurs études. La force d’isahit réside dans l’accompagnement de ses hiteuses, des formations sont offertes aux hiteuses pour leur permettre de s’approprier les outils du numérique, d’internet et les codes du monde du travail. La fracture numérique est un enjeu de taille pour les populations défavorisées, en particulier pour les femmes. Isahit propose également un accompagnement personnalisé dans chaque pays, un ‘“huber” est le référent d’isahit et permet de faire le lien entre l’équipe parisienne et les hiteuses. Isahit encourage les hiteuses à sortir de l’économie informelle par leur bancarisation et en se déclarant auto-entrepreneur.

Le cabinet KIMSO, spécialisé dans la mesure d’impact social a défini avec isahit 6 critères de mesure de son impact : la famille, l’éducation, l’emploi et le revenu, la santé, l’hébergement et l’épanouissement personnel. Ces critères permettent de mesurer l’impact concret d’isahit dans la vie des hiteuses avec la méthode SROI.

Grâce à leur travail sur la plateforme isahit, des hiteuses ont pu partager leur expérience :

« J’étudie en Master de comptabilité. Grâce à mon travail avec  isahit j’ai pu payer ma deuxième tranche de scolarité.» Madeleine N . Bafoussam, Cameroun

« Grâce à mon travail avec isahit, j’ai créé ma structure “Hope Consulting & services” avec laquelle je ferai de l’assistance comptable et du conseil.»  Diane N. Abidjan, Côte d’Ivoire