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Newsletter Mai 2017 : Comment le digital peut-il favoriser l’indépendance financière des femmes en Afrique ?

 

A l’occasion de la dernière soirée du Club de l’Innovation Positive organisée par SparkNews  
De nombreuses tables rondes de travail portaient sur le thème de l’innovation positive. Étaient présents des représentants des sociétés suivantes:
Accor, Danone, La Poste, SUEZ, Armor, AXA, BNP, CETELEM, PMU, Caisse des Dépôts et Consignations, MAIF, Schneider Electric, L’Oréal, LVMH, Pernod Ricard, Total, SKF, Groupe Mousquetaires, Air Liquide, Orange, ADP, Sanofi-Aventis groupe, Club Med, Lagardere, Société Générale et ADEME.

 

Problématique discutée lors des tables rondes :
Les soirées du club de l’Innovation s’organisent autour de plusieurs porteurs de projets qui pitchent pendant trois minutes chacun sur une problématique de travail en lien avec un enjeu business.Le but est donc pour le porteur du projet de tester une idée business en lien avec son innovation sociale, de collecter des informations afin de vérifier la pertinence du modèle existant ou en phase de développement, de créer des partenariats dans un esprit « gagnant-gagnant », et bien sûr d’étendre son réseau.Isabelle Mashola (Présidente d’isahit) et Ludovic Centonze (Directeur CSR Orange) ont animé une table ronde de travail sur le thème :
Comment le digital peut-il favoriser l’indépendance financière des femmes en Afrique ? La problématique proposée était :
2 milliards de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté (moins de 2$ / jour) dont 70% sont des femmes.
– Comment éviter que la fracture numérique accentue cet écart ?
– Comment le digital pourrait rendre les femmes plus autonomes et indépendantes financièrement en Afrique ?

 

Quelques pistes de réflexion à la problématique donnée :
– Isahit est une solution et plateforme innovante qui donne du travail digital aux femmes, qui les fait monter en compétence en les éduquant au monde de demain qui est digital.
– Orange soutient ou initie des initiatives de développement en Afrique pour les femmes, leur donnant les moyens de se former et de se connecter au monde de demain en travaillant avec des jeunes femmes entrepreneur ou au travers de dispositifs déployés par la fondation Orange spécifiquement dédiée à cet effet.
 
                                                                     
 

Les échanges et débats ont amené les idées principales suivantes :

– La femme africaine cumule souvent plusieurs activités et donc le micro-tasking digital peut-être une offre pertinente en tant qu’activité de « complément de revenu ».

– Le digital permet de former à distance les femmes, de les accompagner dans leur développement.

– Grâce au digital, plusieurs moyens s’offrent pour les former : formation à distance via Skype, aide à la montée en compétence grâce à l’intelligence artificielle (bots), entraide entre différentes personnes grâce aux communautés en ligne.

– En Afrique, la collaboration et le partage font partie de la culture ce qui facilite l’entraide entre les différentes personnes concernées.

– Les hubs d’innovation existants dans chaque pays (incubateurs, fablabs) permettent de trouver des travailleuses aux profils variés, ainsi que de les accompagner dans le passage à la vie professionnelle formelle.

– Les femmes sont responsables de la gestion du budget de la famille, ce qui en fait des bénéficiaires de choix pour impacter un maximum de personnes. Souvent, une hausse de revenus sert à rembourser une dette, investir dans une nouvelle activité ou aider les proches.

– L’Afrique est le premier continent de l’entrepreneuriat féminin : une femme sur quatre y crée une entreprise. En Afrique subsaharienne, les femmes représentent même 27% des entrepreneurs. Il s’agit du taux le plus élevé à l’échelle mondiale.

– L’inégalité numérique hommes/femmes en Afrique provient davantage d’un manque de moyens/d’éducation des femmes que d’une oppression masculine. Il faut privilégier des solutions qui combinent formation et revenus.

 

Isahit s’engage dans cette mission !

Depuis son lancement il y a neuf mois, isahit est engagée via son programme Isahit Help pour soutenir et aider les hiteuses en mettant à disposition un accès à internet (via un accès à des incubateurs locaux), en leur prêtant une tablette si besoin, en les aidant à se bancariser et en les soutenant dans leurs démarches pour obtenir un statut de travailleur indépendant. Isahit Help leur permet aussi de se former et de monter en compétence digitale avec l’aide de représentants isahit dans les hubs locaux.

A ce jour une centaine de « workeuses / hiteuses » travaillent sur la plateforme isahit depuis 5 pays d’Afrique Francophone (Cameroun, Burkina, Sénégal, Côte d’Ivoire, Congo) et bientôt une dizaine d’autres pays vont être ouverts. L’ambition d’isahit est d’ici 4 à 5 ans de donner du travail auprès de plus de 30 000 personnes et donc d’avoir un impact sur plus de 100 000 personnes.