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Newsletter février 2017 : L’Afrique, un eldorado pour le crowdfunding ?

L’Afrique, un eldorado pour le crowdfunding ?

Le crowdfunding c’est quoi ?

Tout un chacun et donc une foule (crowd) a un certain pouvoir de financement (funding). Ce phénomène ne cesse de gagner en popularité depuis une dizaine d’années. L’expression crowdfunding, dont la principale traduction en français est financement participatif, reflète en réalité différents modes de financement alternatifs.

Les professionnels du secteur bancaire et financier ainsi que les académiques s’accordent aujourd’hui pour dire que le terme de crowdfunding regroupe quatre grandes familles de financement :

1- Le don
2- La récompense
3- Le prêt
4- La prise de participation

Dans les deux premiers cas, financer un projet par un don ou en échange d’une récompense est pour l’investisseur une manière de participer à un projet auquel il porte un intérêt particulier. C’est le cas des dons aux associations caritatives ou humanitaires, des demandes d’objets promotionnels ou de coupons de réduction, voire de pré-achat d’un produit en cours de réalisation.

Les deux autres formes de « participation », le financement par prêt (crowdlending) et par investissement (crowdequity), sont plus contractuelles. Dans le cadre d’un prêt, les sommes avancées par le contributeur doivent être remboursées (avec ou sans intérêt). Dans le cadre d’un investissement, le crowdfunder soutient financièrement un projet en contrepartie d’une prise de participation (actions, obligations, ou autres parts sociales).

 

L’entraide africaine.

Ces pratiques n’ont en soi rien de révolutionnaire.
Le cas de l’Afrique est particulièrement intéressant, on connait tous les envois traditionnels d’argent des Africains de l’étranger vers leurs familles restées au pays et/ou « les tontines », pratiques informelles fondées sur des valeurs de solidarité et de lien social.

Ce système d’entraide, ancrée dans la culture des communautés africaines, représente une sorte de financement participatif.
La tontine est donc un dispositif connu qui peut servir de support et favoriser à la mise en œuvre de projets de crowdfunding en Afrique.

 

L’Afrique, le continent du SMS Funding ?

Le défi majeur qui est encore à relever pour le crowdfunding en Afrique réside dans le potentiel technologique de diffusion des opportunités d’investissement. Il s’agit bien de réinventer la tontine.

Pour ce faire, une piste est à privilégier, le SMS funding.
Ce système de financement s’appuie sur la popularité de la téléphonie mobile en Afrique.
Le financement par SMS utilise des numéros « surtaxés », permettant aux investisseurs de transférer leurs contributions directement aux porteurs de projets et supprimant les risques liés au transport d’espèces encourus jusqu’à lors avec le système des tontiniers classiques.

 

Les plateformes de crowdfunding pour l’Afrique.

Dorénavant, des plateformes orientées vers l’Afrique permettent aux jeunes entrepreneurs de développer leurs activités sur place sans quitter la famille et le pays.
Les institutions internationales et autres donateurs ont longtemps tenté de résoudre le défi de l’entrepreneuriat en Afrique par des prêts et des aides multiples. En parallèle, tous les Africains partis à l’étranger sont finalement devenus une source de revenus non négligeable. En effet en 2015, l’argent envoyé représentait environ 70 milliards de dollars (chiffre qui a explosé au cours des 10 dernières années).

Mais désormais, plusieurs plateformes de crowdfunding misent sur ces dons de la diaspora pour financer les projets des jeunes entrepreneurs africains. L’agriculture, l’agro-alimentaire et ses infrastructures sont les secteurs les plus financés via le crowdfunding en Afrique.

Afrikwity et isahit ensemble pour le travail digital.

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